Quelques notes biographiques
Stefan Psenak est né à Joliette (Québec), en 1969. Enfance et adolescence heureuses à Longueuil, en banlieue de Montréal. En 1990, il déménage dans la capitale nationale où il entreprend des études de biologie et de lettres françaises à l’Université d’Ottawa. Son intérêt pour les médias et les communications le mène sur des fronts insoupçonnés qui auront une influence déterminante sur son avenir : journaliste culturel et chef de section au journal étudiant La Rotonde, animateur et réalisateur à CHUO, la radio communautaire de l’Université d’Ottawa, animateur à TVZoom (télé étudiante) et reporter à Skyline câble 22 (qui deviendra TV Rogers), il se découvre une passion et un talent pour les communications. En 1993, il met sa plume au service du mensuel culturel Zone Outaouais, qui a pignon sur rue dans le Vieux-Hull.
En 1994, il publie son premier livre qui lui vaut une reconnaissance publique et critique sur les scènes littéraires franco-ontarienne, outaouaise et québécoise. La même année, il obtient le poste d’agent de communications au Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO), à Sudbury. Son séjour d’un peu plus de trois ans dans le Nord de l’Ontario, important fief de la culture franco-ontarienne, lui permet de découvrir le sens des mots « communauté », « engagement », « mobilisation » et « fierté ». Il y fait aussi la rencontre de sa conjointe, Sylvie, et leur fille Léa y naît en 1996. Son passage au TNO lui donne l’occasion de faire valoir son leadership. Avec ses collègues, il travaille d’arrache-pied à la réalisation d’un grand rêve qui vise à doter l’institution d’une salle de spectacles. Le nouveau Théâtre du Nouvel-Ontario voit le jour en août 1997. C’est avec le sentiment du devoir accompli qu’il quitte Sudbury après avoir obtenu un poste d’éditeur et de rédacteur en chef qui le ramène dans la région de l’Outaouais en septembre 1997. Il choisit de s’établir avec sa famille dans le Vieux-Aylmer. Il reprend alors les rênes de la revue culturelle Liaison et des éditions L’Interligne, qu’il dirigera jusqu’au printemps 2003. Son passage à la tête de L’Interligne-Liaison ne passera pas inaperçu. Sa fougue et son inventivité, doublées d’une capacité de travail phénoménal, lui permettent de relancer la maison d’édition et d’ajouter une soixantaine de titres au catalogue. La réputation de L’Interligne dépasse désormais largement les frontières régionales et lui vaut des invitations sur les scènes nationale et internationale. Parallèlement, il donne un coup de barre à la revue, établit des ponts et des partenariats à la grandeur du pays et jette les bases de ce qui deviendra un magazine national. Très actif au sein de conseils d’administration d’organismes culturels régionaux, provinciaux et nationaux, il pilote divers dossiers politiques et participe à des réunions, symposiums et festivals partout au pays.
Fondateur de Virages, une revue consacrée à la nouvelle littéraire, Stefan Psenak a publié au fil des ans plus de 300 articles (éditoriaux, critiques, entrevues, opinions) dans divers journaux et magazines et une cinquantaine de poèmes et nouvelles en revue. Professeur de français au collégial pendant une année, il a ensuite fondé Remue-méninges, une entreprise de services linguistiques et de communications dont il est toujours propriétaire. Son travail de traducteur au sein de l’équipe chargée de négocier l'Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Canada et les Cris d'Eeyou Istchee a été récompensé par un prix du sous-ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. Sa vision et son ardeur au travail, ses qualités de leader naturel et son esprit critique, sa capacité de synthèse et d’analyse et son sens de l’innovation en font un entrepreneur et un gestionnaire hors pair. Grand lecteur devant l’éternel, il a en outre entrepris une maîtrise en lettres françaises qu’il compte terminer l’été prochain.
Stefan Psenak est l’actuel vice-président du conseil d’administration de la Fondation Forêt Boucher, un organisme sans but lucratif qui s’est donné la mission de protéger, de préserver et de mettre en valeur la flore et la faune de la forêt Boucher, un joyau de 700 acres de milieux naturels du secteur Aylmer.
Publications, prix et distinctions
Poète, dramaturge, romancier et nouvelliste, Stefan Psenak a publié douze livres, principalement aux éditions du Nordir, vu deux de ses textes portés à la scène par le Théâtre du Trillium (Les champs de boue, mai 1999, et La fuite comme un voyage, mars 2001) et fait paraître de nombreux textes de création en collectif et en revue, au Québec, en Ontario, en Acadie, en Belgique, en France et au Luxembourg. Huit fois finaliste à divers prix littéraires, ses livres ont tous reçu un accueil critique favorable. Sa pièce Les champs de boue a par ailleurs été adaptée pour le petit écran et a été présentée sur les ondes de Radio-Canada.
Comme écrivain, il a participé, à titre d'auteur invité ou d'invité d'honneur, à une douzaine de Salons du livre, à quatre éditions du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, aux Poétiques de Strasbourg, au Mondial de la littérature (Montréal), au Marché de la poésie (Paris) et à la Rencontre québécoise internationale des écrivains. Comme dramaturge, il était membre de la délégation canadienne lors du Festival des francophonies en Limousin, en octobre 1999, et artiste invité à la première édition des Chantiers-théâtre, qui ont eu lieu à Edmonton, en juin 2000. Au printemps 2006, il a fait partie d’une exposition d’auteurs francophones au centre culturel français de Hanoi, au Viêt-nam, qui mettait en lumière 16 écrivains de la francophonie mondiale, dont Yann Martel, Léopold Sédar Senghor et Marguerite Duras.
Stefan Psenak a remporté le prix Trillium 1999 pour Du chaos et de l'ordre des choses (poésie, Le Nordir, 1998), réédité à l'automne 2000 dans la collection « Bibliothèque canadienne-française » et paru en traduction anglaise chez Guernica Editions (Toronto), en 2003. Sa pièce La fuite comme un voyage (théâtre, Le Nordir, 2001), lui a valu un prix Odyssée. En 2001, il a été finaliste aux prix littéraires du Gouverneur général catégorie poésie pour La beauté. La même année, il a remporté la médaille d’argent du volet littérature (poésie) lors des IVes Jeux de la Francophonie qui se tenaient à Ottawa-Hull. à l’automne 2001, le maire Marc Croteau et le conseil municipal d’Aylmer adoptent une résolution reconnaissant « que ce médaillé a agi, en quelque sorte en digne ambassadeur du Canada et de la Ville d’Aylmer » et exprimant « la grande fierté de la communauté aylmeroise de pouvoir compter parmi elle un artiste d’aussi haute distinction ». Le maire lui a remis à cette occasion la clé de la Ville.
