Une consultation sur le patrimoine qui interpelle l’ensemble de la communauté gatinoise
Lettre ouverte aux citoyens et citoyennes de Gatineau
La ville de Gatineau est-elle riche en patrimoine et celui-ci constitue-il un actif pour tous les citoyens et citoyennes de Gatineau? Certainement. Y-a-t’il d’importants défis auxquels nous devons faire face ensemble? Assurément. Pouvons-nous contribuer à faire de cette richesse patrimoniale un élément de fierté maintenant et pour l’avenir? Certes, mais cela implique un engagement collectif. Et c’est justement ce à quoi nous, membres de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine de la Ville de Gatineau, vous convions.
Qu’en est-il au juste? La Ville de Gatineau a lancé récemment une consultation sur un projet de politique du patrimoine. Tous sont invités à y contribuer, que ce soit par des commentaires, des mémoires ou simplement en assistant aux séances d’information ou de consultation. Vous trouverez les détails sur cette page Web de la Ville de Gatineau (http://www.ville.gatineau.qc.ca/page.asp?p=la_ville/participation_citoyenne/consultations_publiques/consultations_publiques_2011/patrimoine). Et nous vous invitons tous à y ajouter votre grain de sel.
Mais arrêtons-nous un instant pour y réfléchir. Une ville riche de patrimoine? Certains pourraient sourciller, mais en fait, cette richesse, on la fréquente tous les jours, qu’on en soit conscient ou non. Par exemple, Gatineau a un riche patrimoine naturel, que l’on pense aux rivières, aux parcs et espaces naturels, comme la forêt Boucher, et ce patrimoine naturel a de larges impacts sur nos paysages, notamment riverains. D’autres paysages témoignent de l’importance de voies de passage, comme le chemin d’Aylmer. Le patrimoine bâti n’est pas en reste et témoigne des différentes occupations humaines de la région, qu’il s’agisse du passé ouvrier (par exemple, les vestiges archéologiques des mines de fer, les vestiges des industries E. B. Eddy et les maisons allumettes de Hull), des grands domaines bourgeois (par exemple, la maison Scott-Fairview) ou de la vie commerciale (par exemple, les commerces patrimoniaux de Buckingham). De plus, les activités de sensibilisation, nombreuses et variées, attirent de plus en plus un large public, qu’on pense à la Fête d’antan, à Aylmer, ou aux musées et circuits d’interprétation. La liste pourrait s’allonger davantage mais cette richesse, quoique méconnue et mésestimée, est indéniable.
Les défis sont cependant énormes. D’une part, ce qu’on considère comme patrimonial se diversifie et s’enrichit, alors que les enjeux urbains, liés au développement de la ville, se multiplient. L’intégration de la culture et du patrimoine dans les activités et stratégies de la Ville, tout autant que dans la trame urbaine, deviennent impératifs, mais cela exige une approche concertée. On est porté à croire que la préservation et la mise en valeur du patrimoine relèvent uniquement de la Ville ou du ministère de la Culture, mais rien n’est plus faux. Les citoyens et citoyennes s’investissent maintenant, et de plus en plus, pour préserver et valoriser cette dimension essentielle de la culture. Les succès récents, dont celui des Brasseurs du temps, qui ont su intégrer la préservation du château d’eau de Hull dans la mise en valeur de leur entreprise, montrent que cet engagement est possible autant que nécessaire. Cette concertation et cet engagement communs pourraient certainement contribuer à solutionner des problèmes complexes, qu’il s’agisse de sites menacés ou de vestiges à protéger.
C’est pourquoi la Ville de Gatineau convie l’ensemble de la communauté gatinoise à se doter d’une politique du patrimoine. Cette proposition de politique s’appuie sur une approche globale et concertée qui considère le patrimoine dans son entièreté. En effet, le patrimoine y est défini comme : a) le témoin sous diverses formes de l’ensemble des activités des Gatinois et Gatinoises à travers le temps; b) un élément vivant de la culture d’aujourd’hui se manifestant dans toutes les sphères de la vie; et c) un élément-clé du présent et du devenir de la ville qui soutient, dans une perspective de développement durable, le renouveau urbain et socioculturel de la ville. Cette politique vise d’abord la Ville de Gatineau, et définit des principes et axes d’intervention. Par contre, elle s’inscrit aussi dans une visée plus générale, considérant que le patrimoine est une responsabilité partagée, et en ce sens interpelle autant les partenaires de la Ville que l’ensemble des citoyens et citoyennes.
Nous vous invitons donc à y contribuer, d’abord en prenant connaissance de la proposition puis en faisant part de vos commentaires ou même en participant aux séances de consultations publiques. N’oubliez pas, la date limite pour soumettre commentaires et mémoires est le 28 septembre 2011. Vous pourrez également présenter votre opinion lors de la consultation publique, le 5 octobre prochain. Toute contribution permettra de rendre vivant cette richesse patrimoniale, car il s’agit de notre responsabilité commune de développer ensemble une vision d’avenir pour le patrimoine et la culture de Gatineau.
Gatineau, le 15 septembre 2011
Pierre Lalonde
Maude Laverdière
Yvon Leclerc
Monique Légère
Valérie Mandia
Pierre Philion
Stefan Psenak
Isabelle Regout
Alain Riel
Alain Roy
Membres de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine de la Ville de Gatineau
Cliquez ici pour consulter l'utilisation de mon enveloppe discrétionnaire 2010
UNE COMÉDIENNE DU THÉÂTRE DE L'ÎLE EST LAURÉATE AU PRIX RIDEAU 2011
Gatineau, le 19 avril 2011. - La Ville de Gatineau est fière d'annoncer qu'une comédienne a remporté un prix pour un rôle tenu dans une production du Théâtre de l'Île lors de la 4e édition du prix Rideau qui a eu lieu le 10 avril dernier, à la Maison du citoyen, à Gatineau.
Créés en 2006 pour célébrer et promouvoir le théâtre professionnel local de langues française et anglaise ainsi que les artistes qui y œuvrent, 21 prix Rideau ont été remis cette année. Pour les productions de langue française, la lauréate pour l'interprétation féminine de l'année est Sasha Dominique pour sa prestation dans la pièce La Cousine Germaine produite au Théâtre de l'Île.
« Je félicite chaleureusement madame Dominique pour cette distinction qui rejaillit sur toute l'équipe du Théâtre de l'Île. Véritable icône de notre identité culturelle, le Théâtre de l'Île est un lieu de rencontre et de création unique qui favorise l'alliance entre les artisans des milieux communautaire et professionnel. Bravo! », a déclaré le maire de Gatineau, monsieur Marc Bureau.
Le président de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine, monsieur Stefan Psenak, est également très heureux de cet honneur. « Ce prix confirme une fois de plus la qualité artistique et toute la pertinence du Théâtre de l'Île à Gatineau. Seul théâtre municipal au Québec, il participe énormément au rayonnement culturel de notre communauté en offrant aux comédiennes, aux metteurs en scène et aux artisans d'ici une formidable tribune où mettre en valeur leur talent ».
13 avril 2011
La fin du centre multifonctionnel sur Montcalm
Le glas du centre multifonctionnel a sonné hier midi, après le dépôt des résultats de l’étude sur le coût des expropriations. Le conseil a enterré le projet Montcalm par un vote de 14 contre 2. La firme Paris Ladouceur et associés estime à 50 M$ les coûts d'expropriation potentiels des terrains du quadrilatère Montcalm-Wellington-Eddy-Wright. Des données qu’on aurait dû avoir en main en octobre, avant le vote indicatif.
Même en soustrayant la valeur marchande du site Carillon, établie par les experts à 16,5 M$ (nos services estimaient cette valeur marchande à 3 M$), le coût du projet pourrait atteindre 93,5 M$. Je fais partie de ceux qui remettaient en question l’évaluation optimiste de nos services qui estimaient à 16 M$ les coûts nets d’expropriation (19 M$ - 3 M$ pour la valeur marchande de Montcalm). Hier, le directeur général de la Ville a tenté de minimiser l’importance des écarts entre les prévisions de Paris Ladouceur et celles faites par la Ville, l’automne dernier. Comme quoi, encore une fois, personne n’est jamais responsable de rien…
Mais trêve de chiffres. La véritable raison de l’échec du centre multifonctionnel ne réside pas dans le dépôt, hier, de l’étude sur les coûts d’expropriation. Le projet était voué à l’échec dès le départ : un conseil divisé, un mécanisme de consultation déficient, une adhésion marginale de la population, l’absence de démarches en amont auprès des élus provinciaux, l’insertion d’un volet pseudoculturel à un projet d’infrastructure sportive qui n’a convaincu personne du milieu, bref, un processus qui relevait de l’improvisation. Et quand il est question d’utilisation de deniers publics et de revitalisation de son centre-ville, la Ville ne peut, il me semble, se permettre une gestion à la pièce.
Pour mémoire, le 4 février dernier j'ai publié un communiqué (voir plus bas) demandant un vote rapide sur le projet Montcalm qui ne disposait plus dès lors de la majorité au conseil. Deux mois plus tard, on tranche enfin, non sans avoir mené une étude de 97 200 $ dont les résultats prévisibles servent de prétexte pour abandonner un projet voué à l’échec. Une étude qui pourrait être estampillée de la mention « porte de sortie ».
Je crois en la revitalisation du centre-ville. Déjà, dans mon programme électoral, j’ai annoncé mes couleurs à mes concitoyens, en faisant de la bibliothèque centrale et de l’Espace Dallaire des priorités. Je n’ai à recevoir de leçon de personne sur mon engagement vis-à-vis de la grande ville. Je suis plus que jamais convaincu que le projet Montcalm était une erreur stratégique et que le modèle ontarien sur lequel reposaient les arguments de vente pour le centre multifonctionnel n’aurait pas eu ici les effets escomptés. Le pôle culturel Montcalm, tel que le définit le PPU centre-ville, doit se construire sur des assises culturelles et sur l’extraordinaire potentiel du ruisseau de la Brasserie. Il n’y a pas de meilleur fer de lance pour la revitalisation du centre-ville.
Je vous invite aussi à écouter l’entrevue que j’ai accordée hier midi à Roch Cholette, à la sortie du comité plénier.
9 avril 2011
Mot du président de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine
Journée de réflexion sur les priorités d'action 2012-2017 de la Politique culturelle de la Ville de Gatineau
Bonjour à tous et à toutes. Comme chaque fois que je me retrouve à prendre la parole devant un parterre d'artistes et de leaders du milieu culturel, je me sens en famille et j'ai envie de vous saluer en recourant à une formule plus conviviale. Alors, je me reprends :
Chers amis artistes et représentants du milieu,
Je voudrais d'abord vous remercier d'avoir accepté l'invitation du Service des arts et de consacrer votre samedi à cet exercice de réflexion. Je sais, pour avoir longtemps œuvré au sein d'organismes artistiques et d'associations culturelles, que les semaines de travail normales n'existent pas. C'est un point de plus que je partage avec vous dans ma nouvelle vie d'élu municipal.
Aujourd'hui, nous comptons sur vous, sur votre expertise, sur votre expérience de terrain, pour nous aider à déterminer les priorités d'action 2012-2017 de la Politique culturelle de la Ville de Gatineau, adoptée en 2003 et lancée en juin 2004 sous le thème La culture, une passion qui nous anime.
Je vous rappelle aussi les quatre grands axes qui ont servi de pierres d'assise à l'élaboration de la politique :
- L'identité culturelle et le rayonnement;
- La promotion de la culture et l'accessibilité des citoyens aux arts et à la culture;
- La pratique artistique et les secteurs d'intervention en culture;
- La formation et l'animation culturelle
Certains d'entre vous me connaissent depuis longtemps. Assez longtemps, en fait, pour savoir ce que je pense du verbiage inutile, de la procédure qui se mord la queue, des politiques et autres plans d'action qui se suffisent à eux-mêmes et qui ne font que nourrir la machine dont ils sont issus. Ici, il est question d'autre chose. Ici, il est question de vision. Et cette vision doit être celle d'un milieu. Mais une vision, je vous le rappelle, doit toujours subir l'épreuve de sa transposition dans le réel.
Il faut donc créer des occasions de réfléchir ensemble à de nouvelles façons de faire, s'ouvrir à ce que les artistes émergents ont à nous proposer et ne jamais tenir pour acquis que nous avons consigné la vérité dans un document.
La politique culturelle de la Ville de Gatineau, dont on nous dressera un bilan dans quelques instants, a largement contribué à l'harmonisation des forces à la grandeur de la ville fusionnée de Gatineau. Il reste encore du chemin à faire, bien sûr. Mais ce chemin, nous le parcourrons ensemble.
Je m'en voudrais de passer sous silence le fait que nous travaillons en ce moment à l'élaboration de la politique du patrimoine, qui était une des priorités d'action de la politique culturelle 2008-2011. En mai, le comité de suivi se penchera sur l'ébauche de la politique du patrimoine pour y apporter les dernières modifications. Cette politique sera adoptée cette année par le conseil municipal et je m'engage à faire en sorte qu'elle soit bien outillée en ressources humaines et financières. Je profite aussi de cette tribune pour réitérer à quel point, selon moi, le patrimoine est indissociable de la culture. Nous avons ici un riche patrimoine industriel et vernaculaire qui devrait faire notre fierté. Je vous invite d'ailleurs à venir faire un tour dans mon quartier, sur la rue Brook, où est située la dernière série de maisons allumettes digne de ce nom dans toute la région.
Comme vous, je nourris de grandes ambitions pour l'avenir des arts et de la culture à Gatineau et j'entends tout mettre en œuvre, avec votre appui et celui de mes collègues du conseil, pour y parvenir. La Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine sera appelée à jouer un rôle important en prévision des grands chantiers culturels sur lesquels nous planchons déjà. Je pense bien sûr à la bibliothèque centrale et à l'Espace Dallaire, mais je voudrais aussi rappeler l'importance du soutien que nous devons apporter aux initiatives du milieu. Le Festival de l'Outaouais émergent et le Studio coopératif Premières Lignes en sont deux beaux exemples. La Ville de Gatineau ne peut pas, à elle seule, espérer bonifier l'offre culturelle. Mais elle peut et elle doit soutenir les organismes artistiques qui y contribuent. Parce qu'au final, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, c'est par les arts et la culture que nous réussirons à créer un sentiment d'appartenance et de fierté à la collectivité gatinoise.
Bonne journée de réflexion. Bonne journée de concrétisation.
28 mars 2011
Rapport de mission
Projet d'échange culturel et touristique avec l'Acadie du Nouveau-Brunswick
J'ai effectué cette semaine un séjour en Acadie avec une délégation de Gatineau constituée de Louis Cabral, directeur - Service arts, culture et lettres, Steve Fournier, chef de division - Diffusion culturelle, Martin Beaulieu, coordonnateur en tourisme, et de Michel-Olivier Matte, responsable - Développement et coordination nationale des Rendez-vous de la Francophonie. Ce séjour s'est fait dans le cadre d'un projet triennal de jumelage Gatineau-Acadie (N.-B.) initié en 2010 par Les Rendez-vous de la Francophonie. L'objectif de notre mission en sol acadien était de poursuivre le dialogue amorcé l'année dernière lors du passage à Gatineau d'une délégation acadienne et d'explorer les avenues d'un partenariat culturel et touristique concret entre nos deux communautés.
Il s'agissait de mon cinquième séjour au Nouveau-Brunswick et j'ai eu l'occasion de revoir plusieurs artistes et intervenants culturels que j'ai connus à l'époque où je dirigeais la revue Liaison et les Éditions L'Interligne, sans compter que j'y ai aussi déjà été invité à quelques reprises à titre d'écrivain, notamment au Festival littéraire Frye et lors d'un Symposium d'art actuel.
Jour 1 - Dimanche
À notre arrivée à l'aéroport de Dieppe (banlieue francophone de Moncton), nous avons été accueillis par Martine Aubé et Yannick Mainville, respectivement directrice des opérations et coordonnateur de projets à l'Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB). Ce dernier a assuré la logistique de notre séjour et nous a servi de guide tout au long de nos 72 heures en Acadie. Après avoir pris connaissance des grandes lignes de notre programme, nous avons pris la route pour Caraquet, où nous attendait Carmen Gibbs, la directrice générale de l'AAAPNB. Sur le panneau qui annonce la ville, on peut lire :
Ville de Caraquet
Capitale de l'Acadie
Fait notable, en 2003 et en 2009, la petite ville de la péninsule acadienne a obtenu à deux reprises le titre de capitale culturelle du Canada. Et nos visites et rencontres du lendemain allaient nous faire comprendre pourquoi.
Après avoir déposé nos bagages aux chalets de la plage de Bas-Caraquet, nous avons été reçus à souper par le maire Antoine Landry et six des huit membres de son conseil municipal à la table du pittoresque Hôtel Paulin. La rencontre s'est déroulée dans une ambiance amicale et décontractée, tout à fait en phase avec ce que je connaissais de la légendaire hospitalité des Acadiens. Le maire Landry avait aussi invité à se joindre à nous René Cormier, directeur artistique du Festival Zones théâtrales (Ottawa) et gestionnaire de la mise en œuvre de la stratégie d'aménagement culturel du territoire (stratégie sectorielle 4 de la Stratégie globale pour l'intégration des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick (sur laquelle je reviendrai plus loin), que j'ai connu à l'époque où nous siégions au sein de conseils d'administration d'associations artistiques nationales. Bref, une soirée fort agréable qui nous a permis de faire connaissance avec des élus qui ont fait de la culture fait partie intégrante de la vie municipale et d'échanger sur l'importance des arts et de la culture et du tourisme qui y est associé pour nos villes.
Jour 2 - Lundi
Levée du drapeau de Gatineau et visite de l'Hôtel de Ville de Caraquet
Après avoir pris le déjeuner avec le maire Landry au Caraquette, un restaurant réputé pour son omelette aux fruits de mer, nous nous sommes dirigés vers l'Hôtel de Ville où nous attendaient des conseillers municipaux, le directeur général, des employés de la Ville et des représentants des médias. À 9 h, le maire et moi avons hissé le drapeau de Gatineau à l'un des mâts de l'Hôtel de Ville, après quoi nous avons tous été invités dans la salle du conseil pour y signer le livre d'or de la Ville et poursuivre les discussions amorcées la veille. Deux médias ont couvert la levée du drapeau et la rencontre, soit L'Acadie Nouvelle et la télévision de Radio-Canada, par l'entremise du Téléjournal Atlantique (42:48).
À la fin de la cérémonie, nos hôtes ont pris soin de nous remettre des publications sur Caraquet, après quoi le maire Landry nous a fait visiter son hôtel de Ville et nous a reçus dans son bureau. Nous en avons profité pour lui demander de dédicacer L'art du tintamarre, Caraquet 1979-2009, retraçant en photos les 30 premières années de cet événement unique qui a déjà attiré jusqu'à 50 000 personnes dans les rues de Caraquet. L'événement se tient le 15 août, la journée de la Fête nationale des Acadiens.
Monsieur Landry nous a aussi entretenus de la place qu'occupent les arts et la culture dans sa ville. Pour mémoire, Caraquet compte 4200 habitants et son budget annuel s'élève à 6 millions de dollars. La Ville accorde annuellement aux organismes culturels 265 000 $ en argent sonnant, 200 000 $ en services et 60 000 $ en soutien au loyer des organismes qui sont installés au centre culturel, en plus de se porter garante de marges de crédit de certains organismes à hauteur de 200 000 $. Bref, Caraquet investit 525 000 $ ou 8,75 % de son budget annuel dans le secteur des arts et de la culture. Et les retombées économiques et récréotouristiques générées par ce secteur atteignent les 12 millions de dollars par année.
Visite des installations culturelles de Caraquet
Après notre passage à l'Hôtel de Ville, nous nous sommes rendus au Carrefour de la Mer, le centre multifonctionnel de Caraquet. Au Carrefour de la Mer, récemment agrandi au coût de 3 millions de dollars, pas de patinoire, mais une grande surface qui permet d'accueillir des salons, des congrès et des colloques de toutes sortes, deux scènes pour les spectacles et, coup de génie, des estrades télescopiques modulaires munies de fauteuils entièrement rétractables. Le projet d'agrandissement a été réalisé pour accueillir le spectacle de théâtre musical Louis Mailloux, dont la configuration de la salle permet d'asseoir 575 spectateurs.
Nous avons par la suite visité la Boîte-Théâtre du Théâtre populaire d'Acadie (TPA), en compagnie du directeur artistique et général Maurice Arsenault. À la fois lieu de production, avec ses ateliers et son costumier, la Boîte-Théâtre est aussi un lieu de diffusion. Bien qu'en saison les spectacles de la compagnie de théâtre soient présentés dans la salle du Centre culturel, le TPA présente du théâtre en été dans sa petite salle de 130 places.
Puis, nous avons pris la direction du Village historique acadien, où nous attendait le jeune historien et conservateur en chef du Village, Philippe Basque. Nous avons ainsi pu traverser un village reconstitué de maisons, de fermes et de bâtiments du 19e siècle, à l'exception de la Maison Martin (1773) et du 20e siècle. Une réplique parfaite de l'Hôtel Château Albert, installé avant sa destruction par les flammes à proximité de l'Hôtel Paulin, a été reconstruite et offre une quinzaine de chambres d'époque (1907) aux visiteurs qui souhaitent passer la nuit au Village. Juste en face, une « reproduction d'une gare du Canadien National (Canadian Government Railways standard no 5 station), telle que dessinée en 1918 par le bureau chef ingénieur de Moncton ». Une véritable inspiration pour la restauration de la gare de Masson, abandonnée aux intempéries et autres aléas depuis trop longtemps déjà.
Rencontre avec des organismes du milieu
Après le lunch, nous nous sommes rendus au Centre culturel de Caraquet, construit dans la foulée de l'obtention par la Ville de son premier titre de Capitale culturelle du Canada, en 2003. Le centre, qui est en fait une ancienne école, abrite notamment une très belle salle de spectacles, la Galerie Bernard-Jean, le Ciné-Centre Caraquet et les bureaux de plusieurs organismes artistiques mentionnés ci-dessous.
Des représentants d'une douzaine d'organismes artistiques et d'associations touristiques se sont présentés à la rencontre organisée par l'AAAPNB :
Daniel Thériault et Violette Lanteigne, respectivement directeur général et directrice adjointe du Festival acadien de Caraquet et du Festival acadien de la poésie; Johanne Dugas et Pauline Dugas, responsables du Festival des arts visuels en Atlantique (FAVA); Myriam Léger, agente des relations publiques du Village historique acadien; Denis Lanteigne, président du Groupe Existe, un collectif d'artistes qui gèrent la Galerie d'art Bernard-Jean; Maurice Arsenault, directeur artistique et général du TPA; Paul Marcel Albert, directeur général des infrastructures culturelles de Caraquet et directeur général de la Compagnie Viola-Léger; Anne Godin, directrice générale du Salon du livre de la Péninsule acadienne (Shippagan); Lisette Cormier-Noël, agente de développement culturel et touristique de Lamèque; Natasha Dugas, présidente de l'Association touristique du Grand Caraquet; Carmen Gibbs, Yannick Mainville et Martine Aubé, de l'AAAPNB.
Michel-Olivier Matte, responsable - développement et coordination nationale des Rendez-vous de la Francophonie, a expliqué aux participants les grandes lignes et les objectifs du jumelage triennal entre Gatineau et l'Acadie. J'ai aussi pris la parole pour réitérer l'intérêt de la Ville à tisser des partenariats avec le milieu acadien des arts et de la culture. Après un tour de table où chacun a présenté son organisme, les intervenants en tourisme ont poursuivi la discussion en compagnie de Martin Beaulieu, coordonnateur en tourisme à la Ville de Gatineau. Steve Fournier, chef de division - Diffusion culturelle, a quant à lui présenté un plan sommaire d'activités qui pourraient se retrouver dans la riche programmation culturelle de Gatineau.
Au terme de deux heures et demie de discussions, des partenariats tangibles avaient déjà été esquissés et nous avons conclu en nous entendant que l'AAAPNB continuerait de jouer un rôle de facilitateur entre Gatineau et l'Acadie. Nous avons repris la route vers Moncton et nous sommes arrivés à l'hôtel à 20 h.
Jour 3 - Mardi
Nous avons commencé la journée par une visite du Centre des arts et de la culture de Dieppe (CACD), où nous avons été accueillis par sa directrice, Rachelle Dugas, et par le maire adjoint de la Ville, J. L. Paul Leblanc. Le CACD, qui a ouvert ses portes en octobre 2010, est le résultat d'un projet de 2,6 millions de dollars qui a permis à l'organisme de se doter d'une salle de spectacles de 224 places, de construire un atrium pour jumeler l'ancien Hôtel de Ville de Dieppe et l'ancienne caserne de pompiers. La salle de spectacle s'appelle d'ailleurs La Caserne. Le CACD compte notamment un atelier de céramique, une galerie d'art, une salle de conférence, une salle multifonctionnelle et des studios d'artiste.
De retour au centre-ville de Moncton, nous avons ensuite visité le Théâtre Capitol, une salle de 800 places, et l'Empress, le petit théâtre. Propriété de la Ville de Moncton depuis 1991 et doté depuis d'un conseil d'administration, le Capitol a été restauré conformément à ce qu'il était en 1922 et a rouvert ses portes en 1993. Le grand hall d'entrée sert aussi de Galerie d'exposition. Marc Chouinard, le directeur général, nous a fait faire un tour guidé complet de l'immense théâtre. De la dernière rangée, au balcon, je dois dire que la vue est assez imprenable. Fait à souligner, la Central United Church, située à quelques pas du Théâtre Capitol, est en train d'être restaurée pour en faire une salle de concert de 500 places et six organismes communautaires construisent un centre de la paix adjacent à l'église patrimoniale. Je ne peux m'empêcher de faire ici un parallèle avec le projet culturel de l'Église Saint-Paul d'Aylmer.
Nous avons ensuite mis le cap sur l'Université de Moncton, où nous avons été accueillis par Nisk Imbeault, la directrice de la Galerie d'art Louise-et-Reuben-Cohen, vouée à l'art contemporain. Au moment de notre visite, la galerie présentait une « installation sonore cinétique » pour le moins inusitée de Stephen Kelly intitulée Open Tuning (Wave up) qui convertissait le mouvement des vagues berçant deux bouées océaniques en mouvement et en son.
Puis, Louis Doucet, directeur du Service des loisirs socio-culturels de l'Université nous a fait visiter l'auditorium, la salle multifonctionnelle du centre étudiant et la petite scène du café Campus L'Osmose. Animation, cinéma, spectacles, le Service des loisirs l'Université de Moncton recevra pour la troisième fois le groupe de percussionnistes gatinois BAM, qui se produira le 5 avril 2011 à La Caserne du Centre des arts et de la culture de Dieppe.
Rencontre avec des organismes du milieu
Après le lunch, nous nous sommes rendus dans les bureaux temporaires de l'AAAPNB pour y rencontrer des intervenants du milieu culturel de Moncton et des environs :
Louise Lemieux, membre du collectif Moncton-Sable, directrice et professeure au Département d'art dramatique de l'Université de Moncton et présidente de l'AAAPNB; Louis Doucet, directeur du Service des loisirs socio-culturels de l'Université de Moncton et président du conseil d'administration du Centre des arts et de la culture de Dieppe; Martin Geoffroy, directeur général du Salon du livre de Dieppe; Marc Gauthier, directeur adjoint du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA); Carmen Gibbs et Yannick Mainville, de l'AAAPNB.
La rencontre s'est déroulée selon la même formule que celle de Caraquet et de très bonnes idées de partenariats ont été ébauchées. Nous avons aussi convenu que nous mettrions certains festivals et événements en lien avec ceux de Gatineau.
Budget du N.-B.
Le mardi 22 était non seulement jour de budget fédéral, mais aussi jour de budget provincial au Nouveau-Brunswick. Au moment où la réunion a pris fin, aux alentours de 16 h, la directrice et la présidente de l'AAAPNB devaient réagir par voie de communiqué au budget du gouvernement conservateur. « Les coupures au milieu des arts et de la culture sont de l'ordre de 8,6 %, soit 948 000 $ de moins que les 11 millions, nettement insuffisants, du budget précédent. "On est allé chercher une poignée de change dans les poches des plus démunis", déplore la présidente de l'AAAPNB, Louise Lemieux.
« L'Association est par ailleurs outrée des coupures dans d'autres secteurs clés, notamment l'abolition du Conseil consultatif de la femme et du Secrétariat des organismes communautaires sans but lucratif. Sommes-nous une société qui ne se soucie plus des femmes, de l'équité, du tissu social et de la vie collective? Ce sont de grands pas vers l'obscurantisme », peut-on y lire.
Autre aberration (rapportée mercredi matin par René Légère, celle-là), le ministre des Finances annonce dans son budget que la province supprimera « progressivement en 2011-2012 le crédit d'impôt pour production cinématographique du Nouveau-Brunswick », mettant ainsi en péril de nombreuses petites maisons de production, dont celle qui nous a donné Belle-Baie (Radio-Canada), tournée à Caraquet et Shippagan.
Réception donnée par le Bureau du Québec
Le chef de poste du Bureau du Québec dans les Provinces atlantiques, M. Richard Barrette, nous a reçus à sa résidence pour souper. Outre les quatre membres de la délégation de Gatineau et notre organisateur, Michel-Olivier Matte, M. Barrette avait convié à sa table Carmen Gibbs (AAAPNB), Jean-Marie Nadeau, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), Paulette Thériault, maire adjointe et responsable des dossiers culturels de la Ville de Moncton et Andrée Cormier, attachée au développement et responsable des communications et de la francophonie au Bureau du Québec.
Au cours du souper, nous avons l'occasion de revenir sur les objectifs de notre mission, d'approfondir certaines pistes de réflexion et de dresser un premier bilan de notre séjour qui s'achevait le lendemain midi. Il est clairement ressorti de cette rencontre que les liens qui se tissaient entre Gatineau et l'Acadie reposaient sur du solide, que notre délégation était visiblement venue avec l'idée de concrétiser des partenariats et que la réponse des organismes culturels acadiens, motivée par la grande place prise par l'AAAPNB dans ce jumelage, allait nous permettre de réaliser de belles choses. Le chef de poste du Bureau du Québec, Richard Barrette, nous a manifesté sa volonté de nous appuyer autour de projets concrets. Jean-Marie Nadeau, président de la SANB, nous a aussi assuré de l'entière collaboration de son organisme. Enfin, Paulette Thériault, ma vis-à-vis au conseil municipal de Moncton (elle est aussi conseillère du quartier 1), m'a entretenu brièvement du plan culturel qu'elle a piloté pour la Ville et a notamment proposé que nous mettions en lien nos deux galeries municipales.
Jour 4 - Mercredi
Déjeuner au café du Centre culturel Aberdeen, en compagnie du directeur général, René Légère, qui nous a dressé l'historique du centre avant de nous faire visiter les installations du rez-de-chaussée. Le centre, construit en 1912 et qui abrite aujourd'hui une vingtaine d'organismes du domaine des arts, de la culture et de l'éducation, fait actuellement l'objet d'une rénovation majeure de ses deuxième et troisième étages. Outre ses ateliers d'artistes, on y retrouve notamment la Galerie 12, la Galerie Sans Nom, les Éditions Perce-Neige, l'AAAPNB, Film Zone et DansEncorps. Le projet de rénovation, qui s'élève à un peu plus de 3 millions de dollars, redonnera du lustre à cet édifice patrimonial. Le Centre a lancé une vaste campagne de financement de 750 000 $, pilotée par le directeur adjoint, le poète Éric Cormier. Déjà, 500 000 $ ont été amassés. En quittant le Centre culturel Aberdeen, j'ai fait un saut trois portes plus loin pour aller voir la salle du Théâtre L'Escaouette, qui a quitté le troisième étage d'Aberdeen en 2004 pour emménager dans son nouveau lieu de création et de diffusion pluridisciplinaire, l'ancien édifice de la Légion, entièrement restauré et mis aux normes. Notre emploi du temps ne nous permettant pas d'effectuer une visite des lieux en bonne et due forme, comme nous l'avions prévu, j'ai néanmoins souhaité aller jeter un coup d'œil à ce nouvel espace.
Notre dernière rencontre a eu lieu autour d'un lunch au Petit Cavalier, avec Léo-Paul Charest, directeur général du Congrès mondial acadien de 2014, et Éric Mathieu Doucet, directeur général de la Société nationale de l'Acadie (SNA). Le 5e Congrès sera celui de l'Acadie des terres et forêts et se tiendra dans trois régions, soit le nord-ouest du Nouveau-Brunswick (Madawaska, Victoria et Restigouche), le Témiscouata, au Québec, et le nord de l'État du Maine, du 8 au 24 août 2014. Les possibilités de partenariat entre Gatineau et le 5e Congrès sont très nombreuses et, déjà, nous avons discuté de la place que pourrait jouer Gatineau (qui compte une grande communauté acadienne) pour mousser le Congrès et, en retour, devenir un lieu prisé par les touristes acadiens. Une rencontre aura lieu ce printemps à Gatineau, avec Léo-Paul Charest. Le site Web du 5e Congrès mondial acadien n'est pas encore en ligne.
Conclusions
Au terme de ce voyage, je ne peux que constater ce que je savais déjà, mais que je n'avais peut-être pas mesuré à sa juste valeur : la communauté artistique et culturelle acadienne, en dépit d'un faible investissement provincial, est bien vivante et vibrante. Rassemblé autour de projets porteurs, le milieu s'est mobilisé pour aller chercher l'appui de la population en lui faisant la démonstration que tout le monde avait beaucoup à gagner à investir dans ces grands chantiers culturels. Et, fait nouveau, des villes comme Dieppe et Moncton, inspirées par des élus visionnaires, ont décidé de délier les cordons de la bourse et d'engager des fonds pour soutenir les arts et la culture. La Ville de Moncton a choisi la voie d'un conseil des arts, alors que Dieppe a eu la bonne idée de soutenir la création d'un centre des arts et de la culture et d'ainsi offrir à sa population grandissante une programmation au cœur de la ville. À ce chapitre, Caraquet s'est détachée du peloton et doit servir de modèle non seulement aux autres municipalités du Nouveau-Brunswick, mais à celles du Québec.
Je connaissais déjà bien l'Acadie et ses acteurs culturels, mais les institutions y ont fait un grand pas depuis mon dernier séjour. Grâce à sa très grande crédibilité et à sa représentativité du milieu (« elle a pour mission de promouvoir et de défendre les droits et les intérêts des artistes et de faire reconnaître leur contribution au développement de la société »), l'AAAPNB s'est positionnée comme le principal interlocuteur du milieu face aux instances gouvernementales. Sa Stratégie globale pour l'intégration des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick, qui est le fruit de cinq ans de travail dans le cadre des États généraux des arts et de la culture, est une inestimable contribution à la compréhension des enjeux qui touchent le milieu. Et ses sept stratégies sectorielles de développement lui permettront de faire de l'intégration des arts et de la culture un projet de société.
Tout au long de notre séjour, j'ai tenu à répéter la même chose : il faut toujours se rappeler que les échanges culturels reposent d'abord sur des rencontres, des coups de cœur, des rendez-vous artistiques qui ne peuvent être forcés. En outre, nos deux délégations, qui peuvent désormais être définies comme des partenaires, ne doivent jamais perdre de vue qu'il est impératif que les artistes et organismes culturels soient toujours être au cœur de nos démarches. Ce sont eux qui feront en sorte que l'Acadie rayonnera à Gatineau et que Gatineau trouvera écho en sol acadien.
Notre objectif de mission a été largement atteint. Les possibilités de partenariats entre Gatineau et l'Acadie sont nombreuses et bien concrètes. Une rencontre de travail pour établir un protocole d'entente aura lieu à Gatineau en avril en compagnie de Carmen Gibbs, de l'AAAPNB.
Je suis aussi très heureux d'avoir pu faire plus ample connaissance avec Steve Fournier, chef de la diffusion culturelle à la Ville de Gatineau, avec lequel j'ai pu échanger sur notre vision commune du rôle des villes en matière d'art et de culture, et Martin Beaulieu, coordonnateur en tourisme au sein du Service des communications, dont je ne connaissais pas véritablement le rôle. Je connaissais déjà beaucoup mieux Louis Cabral, directeur du Service des arts, avec qui j'ai l'occasion de travailler sur une base quasi quotidienne. Je suis plus que jamais convaincu que le politique et l'administratif doivent travailler en étroite collaboration en amont si nous voulons réaliser les grands projets culturels qui nous tiennent tant à cœur.
Documents reçus
Voici la liste des documents qui m'ont été offerts par la Ville de Caraquet et par l'AAAPNB lors de mon séjour. Je les ferai répertorier par la bibliothèque de la Maison du Citoyen afin de les rendre accessibles au public.
Publications
L'art du tintamarre, Caraquet 1979-2009, Les Éditions Louise-Andrée, Caraquet, 2009
Caraquet, L'Acadie d'aujourd'hui, Ville de Caraquet, sans date.
La valise culturelle municipale, Une adaptation acadienne de La valise culturelle de l'élu municipal du réseau Les Arts et la Ville, adaptée par l'AAAPNB, publiée par l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, Petit-Rocher2010
Politique culturelle du Nouveau-Brunswick, Gouvernement du Nouveau-Brunswick, Mieux-être, Culture et Sport, Frédéricton, 2002.
Stratégie globale pour l'intégration des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick, (États généraux des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick), AAAPNB, Moncton, 2009.
Planification stratégique 2010-2015, AAAPNB, Moncton, 2009.
Disques audionumériques
Acadie et Québec (Réédition augmentée), Chansons traditionnelles, Musée acadien du Québec à Bonaventure, 2009.
Mémoires, B3 (Jean-Marie Benoît, David Boutin, Théo Brideau), Musique instrumentale, Distribution Plages, Caraquet, 2004.
Dates et durée du séjour
Départ de Gatineau le dimanche 20 mars 2011 sur l'heure du midi. Arrivée à l'aéroport de Dieppe à 14h30 heure locale. Déplacement vers Caraquet.
Réception donnée par le conseil municipal de Caraquet dimanche soir.
Visites et rencontres à Caraquet le lundi 21. Retour sur Moncton en début de soirée.
Visites, rencontres et réception à Dieppe et Moncton le mardi 22 et le mercredi 23 mars en matinée.
Retour à Gatineau le mercredi 23 en après-midi.
Dépenses
Avion : 676,02 $
Hébergement : 276,00 $
Repas* : 109,02 $
Stefan Psenak
Conseiller municipal
District d'Aylmer
Président
Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine
*Souper du dimanche 20 mars offert par la Ville de Caraquet, déjeuner et dîner du lundi 21 et dîner du mercredi 23 offerts par Les Rendez-vous de la Francophonie, souper du mardi 22 offert par le Bureau du Québec dans les Provinces atlantiques.
4 février 2011
Pour donner suite à la sortie de mon collègue Maxime Tremblay
La volte-face de mon collègue Maxime Tremblay vient de clouer le cercueil du centre multifonctionnel sur Montcalm. C'est une simple question de mathématiques : aucun des neuf conseillers qui ont voté contre le 19 octobre dernier n'ont changé d'idée depuis.
Je propose que nous passions au vote au plénier du 15 février et que nous convenions ensuite ensemble des paramètres de base (nombre de places, nombre de loges, etc.) pour un appel d'offres sur le site actuel pour les deux options encore possibles, soit la rénovation et la reconstruction de Guertin.
Il faut régler ce dossier une fois pour toutes et sans plus tarder pour pouvoir passer à autre chose, parce que la revitalisation du centre-ville reste à faire et que l'idée ne s'éteint pas avec la mort du projet du centre multifonctionnel. Réaménageons la rue Montcalm et lançons-y les chantiers culturels. Si nous réanimons les berges du ruisseau, si nous créons un milieu de vie propice, les entrepreneurs seront intéressés à investir dans des immeubles à condos, des commerces de proximité et, pourquoi pas, même dans un hôtel boutique.
Comme je l'ai exprimé le 19 octobre : je crois en la nécessité de revitaliser le centre-ville : il faut seulement choisir le bon projet.
9 novembre 2010
De beaux lendemains pour la révolution oubliée?*
*Intervention lue lors de la conférence du 9 novembre pour présenter notre texte publié dans le cahier spécial du « Au fait » intitulé « La culture : c'est du sport! ».
Je voudrais tout d’abord saluer l’initiative du Conseil régional de la culture de l’Outaouais (CRCO). Ce cahier spécial, qui dresse un état de la situation du financement des arts dans la région, est un outil important qui alimentera longtemps la réflexion des militants, des élus, des citoyens et des journalistes sur la question. Si le Cahier platine de la culture établissait les priorités du milieu, ce cahier-ci fait la démonstration que la solution passe par des investissements accrus dans le domaine culturel.
Comprendre d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Voilà en quelques mots la trame de notre texte, que nous avons intitulée « La révolution oubliée ». Contraintes d’espace obligent, nous avons brossé un portrait sommaire de la situation des 15 dernières années et esquissé quelques-uns des grands projets culturels que nous souhaitons voir mis en chantier dans un avenir rapproché.
Une chose est sûre, le chemin parcouru en Outaouais et à Gatineau témoigne du dynamisme et de la force de mobilisation du milieu. Il faut aussi reconnaître l’apport considérable des anciennes villes, notamment Hull et Gatineau, qui ont joué avant l’heure un rôle de pionnier en matière culturelle en créant des lieux et des façons de faire qui sont aujourd’hui devenus des institutions et des pratiques exemplaires et qui sont pour nous une source de fierté.
Si la fusion municipale a eu ses contrecoups à plusieurs niveaux, la mise en commun des ressources et institutions artistiques et culturelles nous aura notamment permis de nous doter d’un réseau de salles de spectacles enviable, de multiplier les lieux d’expositions en arts visuels et de soutenir autant des initiatives bien ancrées dans la communauté que de nouveaux projets. Récemment, notre soutien accru au Salon du livre de l’Outaouais, véritable phare de la culture régionale, a permis à l’organisme d’envisager l’avenir avec optimisme et de souffler un peu. En somme, il nous faut célébrer nos bons coups tout en admettant que nous pouvons et que nous devons faire mieux. Et pour y parvenir, il nous faut tendre la main à nos partenaires et tous ensemble mettre l’épaule à la roue.
La culture nous concerne tous, même si parfois le terme effraie parce que, trop abstrait, il ne semble s’adresser qu’à une élite. D’où notre responsabilité d’adapter notre discours, de le rendre limpide, de l’illustrer d’exemples, de le ramener sur le plancher des vaches ou, si vous préférer, sur le plancher de la bourse. Parce que la culture se dit aussi en chiffres, en retombées économiques, en impacts récréotouristiques, en création d’emplois et de richesse, bref en rentabilité. À cet égard, Statistique Canada nous indique que chaque dollar investi dans les arts et la culture en rapporte sept. Et selon le Conference Board du Canada – qu’on ne peut accuser de complaisance à l’endroit des arts et de la culture, vous en conviendrez – le secteur de la culture au Canada avait une valeur de 84,6 milliards de dollars, en 2007, soit 7,4 % du PIB. En bref, il nous faut désormais convaincre les différents gouvernements de cesser de subventionner les arts et la culture pour plutôt investir dans les arts et la culture.
Outre ses extraordinaires retombées en argent sonnant et trébuchant, le secteur culturel contribue aussi de façon éloquente à la construction d’une identité gatinoise et outaouaise forte, nourrit notre sentiment d’appartenance à nos communautés locales et au grand ensemble municipal et régional et suscite notre fierté. Et ce sentiment d’appartenance n’est pas que théorique, puisqu’il contribue à créer une cohésion sociale qui à son tour mène à une volonté d’agir ensemble. Tous ces éléments, difficilement chiffrables, n’en demeurent pas moins au cœur de notre réflexion et de notre action depuis bien avant notre venue sur la scène politique municipale et les principaux acteurs du milieu culturel savent qu’ils trouveront en nous de véritables alliés, prêts à tout mettre en œuvre pour faire de nos communautés des lieux où il fait bon vivre et où l’épanouissement individuel et collectif sera toujours considéré à sa juste valeur. Car notre richesse se mesure aussi à l’aune de cette réalisation du soi et du nous.
C’est à tout cela que sert la culture. Et comme l’écrivait si justement Gao Xingjian, prix Nobel de littérature, « La culture n’est pas un luxe, c’est une nécessité ».
Il n’en tient qu’à nous pour que cette révolution oubliée connaisse de beaux lendemains. Il suffit d’apporter aux travaux des commissions et aux actions municipales la créativité du poète qui, même s'il a la tête dans les nuages, d'où il peut voir loin, garde résolument les pieds sur terre, d'où il peut marcher vers ce qu'il voit au loin.
Stefan Psenak
Conseiller du district d’Aylmer
Président de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine
Maxime Pedneaud-Jobin
Conseiller du district de Buckingham
Président de la Commission jeunesse
La révolution oubliée*
*Texte publié dans le cahier spécial du « Au fait » intitulé « La culture : c'est du sport! », numéro 2, vol. 15, automne 2010
Depuis quinze ans, il y a eu une extraordinaire révolution en Outaouais. Une révolution dont on ne parle pas assez, une révolution qui vaut la peine d’être célébrée.
Avant 1990, l’offre culturelle disponible en Outaouais était très limitée. Évidemment, nous avions déjà des institutions importantes comme le Théâtre de l’Île et le Salon du livre, mais les besoins étaient immenses. En 1992, par exemple, on évaluait que 30 % de la consommation de biens culturels par les citoyens de l’Outaouais se faisait… à Ottawa! Par contre, les choses commençaient à bouger. En 1990, le Festival des montgolfières fêtait son deuxième anniversaire, Buckingham en fête prenait son envol et le Musée des civilisations venait d’être inauguré.
Depuis cette époque, le changement a été radical. En 15 ans, l’Outaouais est passé d’un statut de dépendant d’Ottawa à celui de concurrent. Des cinémas, des festivals, des salles de spectacles et d’exposition, des maisons d’édition, etc., l’essor culturel a été phénoménal. En 1998, l’industrie de la culture et des communications fournissait déjà un emploi à 2 965 personnes en Outaouais , ce qui en faisait un secteur majeur de développement économique avant la fabrication du papier, le commerce de gros ou encore l’informatique. Entre 1997 à 2005, l’industrie a doublé de taille, son produit intérieur brut passant 52 à 104 millions de dollars . De nos jours, le monde de la culture est une industrie d’importance, théoriquement incontournable. Nous disons théoriquement, parce que nous verrons plus tard qu’il reste de nombreux défis à relever.
Culturellement parlant, l’Outaouais est donc passée en quinze ans d’une région difficile à une région qui fait l’envie de bien d’autres. Dans le domaine de la culture en français, il n’y a plus d’ambiguïté : le problème des fuites culturelles a changé de rive. Nous pouvons être fiers du chemin parcouru.
Le tableau ci-joint illustre bien cet extraordinaire rattrapage. Et ce gain est porteur de plus qu’un simple changement dans les habitudes de consommation : il évoque la fierté d’appartenir à une région créatrice, il construit notre sentiment d’appartenance et affirme notre ancrage dans la culture québécoise. Nous pouvons être fiers de nos acteurs du milieu culturel.
Et l’avenir? Ce ne sont pas les projets qui manquent pour continuer à battre la mesure. Prenons l’exemple du redéploiement de notre réseau de bibliothèques, dont plusieurs succursales ont déjà atteint leur pleine capacité, et de la construction d’une bibliothèque centrale sur l’axe culturel Montcalm, sur laquelle on discourt depuis 2005. Ces deux cas de figure nous apparaissent comme d’excellents exemples d’investissements largement justifiés par le taux de fréquentation des usagers, lequel atteint, pour le réseau, les quelque 900 000 visites annuelles (pour faire image, l’aréna Robert-Guertin devrait être plein tous les soirs, sept jours sur sept pendant plus de 280 jours consécutifs pour s’élever au même rang). Pensons à l’Espace Dallaire, qui permettrait à Gatineau et à l’Outaouais de se doter d’un espace muséal régional financé par la province (l’Outaouais est la seule région du Québec qui ne possède pas de tel musée) et d’animer les berges du ruisseau de la brasserie. On oublie que la Commission de la capitale nationale, propriétaire de ces terrains, est en effet prête à les céder à la corporation Espace Dallaire et à réaménager les berges pour y créer un environnement à la hauteur de l’édifice qui y verrait le jour. Pensons enfin au projet de complexe culturel entourant la reconstruction de l’église St-Paul d’Aylmer, qui nous apparaît comme une occasion à saisir et qui permettrait notamment de compléter le remarquable réseau de salles de spectacles de la Ville de Gatineau grâce à l’ajout d’un hall de concert de 500 places.
Alors pourquoi les grands projets culturels rencontrent-ils autant de résistance? Pourquoi exclut-on du discours sur le PPU centre-ville l’apport essentiel et la contribution exceptionnelle que pourraient y apporter de telles infrastructures culturelles? Pourquoi les promoteurs des grands projets culturels doivent-ils toujours y aller avec ménagement, presque en s’excusant, alors que la culture et les activités qu’elle génère représentent une industrie extrêmement rentable pour nos villes?
Une des causes de cette situation est que nous ne partageons pas tous la même vision du rôle des villes. Les porteurs des dossiers culturels doivent constamment prendre le bâton du pèlerin pour tenter de convaincre ceux et celles (politiciens, fonctionnaires, citoyens) pour qui le rôle des villes devrait se limiter à réparer les nids-de-poules et à ramasser les ordures, du bien-fondé des investissements dans la culture pour faire de nos communautés humaines des lieux d’épanouissement complet. À ce titre, nous sommes d’avis qu’il nous faut multiplier les prises de position pour occuper l’espace public et médiatique et sensibiliser nos concitoyens à ce que nous gagnerons, comme collectivité, en fierté, en sentiment d’appartenance, en qualité de vie, si nous faisons le choix de la proximité, du savoir et de la culture, si nous continuons à nous positionner en chef de file, si nous misons sur les forces et la singularité de notre milieu culturel, sur ce caractère unique qui nous distingue et qu’il nous faut cultiver. Nous avons eu maintes occasions de constater que les gens de la culture sont organisés et mobilisés, que leur discours est réfléchi, que leurs actions sont concertées. Il est maintenant l’heure pour la classe politique de suivre et de jouer le rôle de facilitateur qui lui incombe dans la réalisation des grands chantiers culturels qui nous profiteront collectivement pour des générations.
TABLEAU
1992 : La Société d’histoire de l’Outaouais, le Centre d’interprétation de l’histoire de la protection de la forêt contre le feu de Maniwaki, la Maison de la culture de Gatineau, le Parc Oméga, Le petit train de Wakefield
1993 : Les Éditions Vent d’Ouest, Musiqu’en août, le Festival country de Buckingham, la Société d’histoire de Buckingham
1994 : Le Centre d’interprétation du patrimoine de Plaisance
1995 : Le Centre régional d’archives de l’Outaouais
1996 : Le Casino du Lac Leamy, Le Cinéma 9, Fleurs de macadam, le Rendez-vous des saveurs
1997 : Les Culturiades
1998 : Le Festival de musique sacrée, le festival du film, le Rendez-vous international de la BD de Gatineau
1999 : Star Cité
2000 : Les Merveilles de sables
2001 : Le Théâtre du Casino (à eux seuls, le Théâtre du Casino et la Maison de la culture représentent près de 300 000 billets vendus par année)
2002 : L’Espace Pierre-Debain, La Basoche, Expositions des métiers d’art au Centre culturels du Vieux-Aylmer
2003 : Politique culturelle de la Ville de Gatineau, Le Grand rire
2004 : Les anecdotiers
2006 : La Maison des auteurs
2007 : L’orchestre symphonique de Gatineau
2008 : Le Festival de l’Outaouais émergent
• S’il manque des événements où si une date est inexacte, s.v.p., écrire à : pedneaud-jobin.maxime@gatineau.ca ou psenak.stefan@gatineau.ca
Stefan Psenak
Conseiller du district d’Aylmer
Président de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine
Maxime Pedneaud-Jobin
Conseiller du district de Buckingham
Président de la Commission jeunesse
Revitaliser le centre-ville en choisissant le bon projet
Mon premier constat, partagé par plusieurs, est que le projet de centre multifonctionnel a été mal vendu dès de la départ. Le processus s’est fait à huis clos, parce qu’il fallait créer une réserve foncière et qu’en parler au préalable aurait pu faire déraper le projet et créer une bulle spéculative. Soit. Mais le lendemain de l’annonce de la réserve foncière, le ministre McMillan faisait la une du quotidien LeDroit en affirmant que Québec n’avait pas d’argent pour financer un tel centre. Et puis, au fil des jours, certains de ses collègues ont emboîté le pas. À mon grand étonnement, nous n’avions pas fait de travail en amont pour nous assurer que les cinq députés provinciaux soient dans le coup et ne sabotent pas le projet le jour 1 de son annonce. C’était, il me semble, la première d’une série d’erreurs qui a fait dire à plusieurs observateurs que nous improvisions.
Depuis, nous avons essentiellement continué de discuter du centre multifonctionnel à huis clos. Ça et là des bribes de discussion, des ouï-dire, des rumeurs, des hypothèses, des déductions faites par les journalistes en fonction d’informations partielles arrachées aux conseillers filtraient et faisaient en sorte que nous avions l’air de ne pas vouloir tenir de débat public de fond.
Certains continuent d’ailleurs de s’y opposer sans véritablement invoquer de motifs sérieux, bien que la séance publique du 30 septembre, lors de laquelle le maire a présenté le projet, permet désormais aux gens d’en connaître l’essentiel des tenants et aboutissants. Depuis hier, par exemple, nous avons reçu plus de 175 courriels de citoyens s’opposant au projet Montcalm-Wellington. Une infime proportion, une dizaine tout au plus, ont pris la peine d’étayer leur (op)position. Chez plusieurs, l’argumentaire tombait à plat, étouffé par l’émotivité. Mais tous ont le droit de s’exprimer et d’être entendus, tout comme les citoyens qui nous arrêtent à l’épicerie pour nous donner leur opinion méritent de l’être. On appelle cela prendre le pouls de la population. Bien sûr, ce n’est pas en fonction de ces seuls indicateurs que nous devons prendre notre décision.
Je reste convaincu que nous devons revitaliser le centre-ville. Ce dont je ne suis pas convaincu, c’est que le centre multifonctionnel soit le bon instrument pour y parvenir. Le scénario actuellement sur la table m’apparaît incomplet, et il m’est impossible de l’endosser alors que subsistent encore de trop nombreuses questions sans réponses que je vous livre en vrac :
• Combien coûteront réellement les expropriations?
• Combien rapportera la vente du terrain de 5,5 hectares de l’actuel aréna Guertin en gain en capital, mais aussi en taxes foncières?
• Accorderons-nous un congé fiscal à l’éventuel acheteur de ce terrain et si oui, quel en sera la durée?
• Quel sera le modèle de gestion du volet « événementiel » du centre multifonctionnel? En d’autres mots, comment seront répartis les profits?
• Considérant que le budget culturel des familles gatinoises n’est pas extensible à l’infini, le volet « événementiel » du centre aura-t-il un impact sur les plus petites salles de notre réseau?
• Dans le même ordre d’idées, pouvons-nous réellement prétendre que nous irons chercher une part de marché importante sur la rive ontarienne de la rivière des Outaouais?
• Et des 19 millions de dollars de retombées économiques qui seront présumément générés par le volet « événementiel », quelle sera la proportion d’argent neuf?
• Quel sera le modèle d’entente entre la Ville et les Olympiques concernant la location de du temps de glace, les redevances des concessions, des loges, des espaces publicitaires, etc.?
• En bref, sommes-nous prêts à voter sur un projet sans savoir combien il nous en coûtera en fin de parcours et en ne sachant pas encore quelle sera la part des gouvernements provincial et fédéral?
En cette ère où les dépassements de coûts sont devenus chose commune, je crois qu’il importe de répondre à l’ensemble de ces questions.
Par ailleurs, je suis de ceux qui considèrent que la création d’une salle de spectacles de 5 000 places ne fait pas partie des priorités du milieu culturel, lesquelles priorités étaient bien résumées dans le Cahier platine de la culture publié par le CRCO lors de la campagne électoral de l’automne 2009. Mes collègues ne seront pas surpris d’apprendre que je n’achète pas l’argument culturel puisque je leur en ai déjà fait part.
Je suis aussi d’avis que nous aurions gagné à présenter à la population l’ensemble des options qui sont sur la table, y compris les propositions non sollicitées, telles que celle de Gilles Desjardins. Cela aurait permis à nos concitoyens d’avoir en mains toutes les données pour se faire une idée et pour pouvoir suivre le conseil municipal dans les dédales du processus décisionnel que nous nous sommes donné.
Nous convenons tous que l’aréna Robert-Guertin est arrivé au bout de sa vie utile, mais les trois projets qui nous sont présentés aujourd’hui ne représentent pas, selon moi, l’ensemble des options qui s’offrent à nous.
Dire non aujourd’hui au centre multifonctionnel à l’angle de Wellington et de Montcalm ne signifie pas la fin de la revitalisation du centre-ville. Est-il besoin de rappeler que cette revitalisation n’est même pas commencée et que personne, il y a six mois, ne proposait de lancer le chantier en construisant un tel centre?
Je le répète : Je reste convaincu que nous devons revitaliser le centre-ville. Montcalm et son Ruisseau de la Brasserie sont définis dans notre PPU comme l’axe culturel. Pour y parvenir, lançons les grands chantiers culturels. Bâtissons-y l’Espace Dallaire avec l’appui de la CCN et du MCCCF, la bibliothèque centrale avec une immense place publique, aménageons les berges du ruisseau pour en faire une promenade d’artistes et nous créerons un véritable milieu de vie qui se prolongera du Théâtre de l’Île à la Fonderie, en passant par l’Espace Dallaire, une institution muséale régionale qui viendra réparer une importante inéquité historique, puisque, il faut le rappeler, notre région est la seule qui ne possède pas un tel musée.
Partout où des institutions culturelles se sont installées, la vie a repris ses droits.
11 octobre 2010
Plaidoyer pour l’Université du Québec en Outaouais
Lors de sa plus récente séance (5 octobre 2010), le conseil municipal de Gatineau a proposé et adopté à l’unanimité une résolution d’appui aux démarches de l’Université du Québec en Outaouais auprès du gouvernement du Québec pour l’octroi d'un statut particulier en matière d'enseignement supérieur.
Pour mémoire, rappelons que lors d’une présentation devant la Commission de la culture et de l'éducation, à l’Assemblée nationale à Québec, le 17 août dernier, le recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), monsieur Jean Vaillancourt, avait plaidé pour qu’un tel statut soit accordé à l’établissement qu’il dirige.
Nous sommes d’avis que de nombreux facteurs justifient que Québec accorde à l’UQO un tel statut, notamment l’important retard constaté dans le développement de l’offre de programmes de l’Université, en comparaison avec celle des autres universités québécoises, et les difficultés à obtenir le financement requis.
Il faut aussi tenir compte des enjeux frontaliers qui font que la région de l’Outaouais est appelée à composer avec l’imposante force d’attraction des établissements d’enseignement supérieur de la région d’Ottawa, ce qui se traduit par l’exode de plusieurs milliers d’étudiants de Gatineau et de l’Outaouais qui poursuivent annuellement des études postsecondaires en Ontario plutôt qu’au Québec, faute d’avoir accès à des programmes susceptibles de répondre à leurs besoins dans leur région d’appartenance.
Cette problématique crée un système à deux vitesses, au profit des établissements postsecondaires ontariens, puisque l’UQO et les autres établissements d’enseignement postsecondaire ne sont pas en mesure de livrer une concurrence efficace, mais surtout, de répondre aux besoins de la population qu’elle doit desservir à Gatineau et dans l’Outaouais et qui souhaite poursuivre des études supérieures.
Les arguments pour soutenir la demande du recteur sont nombreux et les innovations qui ont eu lieu depuis son arrivée à la barre de l’UQO témoignent de son leadership, qu’il s’agisse de son rôle de partenaire du Centre de recherche en technologies langagières, de la mise sur pied d’un campus universitaire de l’UQO à St-Jérôme (le premier du genre dans les Laurentides) ou de son projet d’école de médecine en lien avec la Faculté de médecine de l’Université McGill.
Lieu d’apprentissage, d’innovation et de recherche, l’université est un outil de développement économique et social extraordinaire pour notre ville et notre région. Certaines régions du Québec, la Mauricie et l’Estrie (pour ne citer que ces exemples éloquents) ont su tirer pleinement parti de tels partenariats avec les établissements d’enseignement postsecondaires et en ont fait le cœur économique, culturel et social de leur région.
La plus récente entente de développement culturelle que la Ville de Trois-Rivières a signée avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, associait l’UQTR, le CÉGEP de Trois-Rivières, le Collège Laflèche et la Commission scolaire du Chemin-du-Roy à titre de partenaires.
Grâce à ses remarquables efforts en la matière, l’Université de Sherbrooke est quant à elle devenue le plus grand intervenant en diffusion culturelle de l’Estrie. En 1969, la Grande salle de l'Université de Sherbrooke devenait le Centre culturel de l'Université de Sherbrooke. Aujourd’hui, le Centre culturel gère, au bénéfice de tous les citoyens, des salles de diffusion (Maurice O’Bready, Le Vieux clocher) et des galeries d’art. Sans compter que l’Université est un important employeur et un partenaire économique des nombreuses entreprises de pointe établies dans son environnement.
Gatineau est la métropole culturelle de l’Outaouais. Elle ne se construit pas au détriment de ses villes voisines, bien au contraire, elle conjugue avec les autres villes de la région une identité forte et empreinte de valeurs communes. Nous sommes d’avis que pour véritablement affirmer cette culture régionale, nous avons besoin d’une université d’expression française forte, capable de retenir et d’attirer les cerveaux, d’y dispenser les meilleurs programmes et d’avoir un effet positif sur notre avenir.
Une université est un instrument de développement indispensable à l’essor d’une collectivité. Une université ne peut évoluer en vase clos. Elle se doit d’interagir avec sa communauté immédiate et de disposer, pour ce faire des pleins moyens pour s’affirmer et bien s’établir. L’appel de M. Vaillancourt à la population de Gatineau et de l’Outaouais doit être entendu; c’est pourquoi, mardi soir, le conseil municipal de Gatineau l’a relayé.
Rappelons-nous que l’université est la seule institution dans notre société qui consacre l’essentiel de ses ressources et l’ensemble de ses activités à développer le potentiel humain. On peut réclamer, comme le fait le recteur, de l’aide des gouvernements supérieurs, mais l’on doit aussi, comme citoyens, collaborer à l’effort de redressement qui est demandé en faveur de cette université. Unissons nos voix pour réclamer justice et moyens pour cet établissement qui nous permettra de revendiquer haut et fort pour Gatineau le statut de ville du savoir.
Stefan Psenak
Conseiller du district d’Aylmer
Président de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine
5 octobre 2010
Rapport de mission
Colloque annuel Fondation Rues Principales
J’ai séjourné la semaine dernière à Québec où j’ai participé au 23e colloque annuel de la Fondation Rues principales, qui se tenait au Capitole sous le thème « Aménagez vos transports! ».
« La Fondation Rues principales, organisme sans but lucratif, œuvre depuis plus de 25 ans à la revitalisation socio-économique et au développement durable des municipalités du Québec et d’autres provinces. S’appuyant sur une approche globale et originale, la Fondation Rues principales a développé une expertise unique, qui lui a permis d’améliorer la qualité de vie des citoyens de plus de 250 municipalités. »
Il s’agissait pour moi d’un premier contact avec la fondation et j’y allais sans trop savoir à quoi m’attendre. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’y ai découvert une organisation dynamique axée sur le bien-être des collectivités, qui offre une foule de services, de cours de formation et d’expertises dont nous avons bien besoin, particulièrement au moment où les travaux de réfection de la rue Principale s’achèvent enfin et où il faudra maintenant trouver des façons novatrices d’investir dans sa revitalisation commerciale et humaine.
Conférences d’ouverture
Les deux conférences d’ouverture étaient données par des invités de l’étranger, soit Alain Rouiller (Suisse), conseiller en mobilité à l’Association Transports et Environnement, et Elena Madison (États-Unis), vice-présidente adjointe de Projects for Public Spaces.
Le premier conférencier nous a entretenus des mesures d’atténuation de vitesse qui ont été mises en place dans certaines communes et cantons suisses et qui ont trouvé écho dans d’autres collectivités européennes. « À vitesse élevée, danger élevé », énonçait-il. Pour un piéton happé par une automobile roulant à 30 km/h, le risque de blessure correspondrait à une chute du premier étage d’un édifice. À 50 km/h, les blessures correspondraient à une chute du troisième étage. Et à 60 km/h, du cinquième étage.
J’ai trouvé fort intéressant que les mesures mises en place en Suisse ne reposent pas strictement sur la coercition, mais fassent plutôt appel au civisme des citoyens qui respectent les différentes zones proposées. D’abord, la « zone piétonne », où les piétons ont priorité et où les automobilistes ne peuvent excéder 10 km/h. Ensuite, la « zone de rencontre », où la priorité est toujours aux piétons et où les automobilistes peuvent rouler à 20 km/h. Enfin, la « zone 30 », où la priorité est aux automobilistes et où la vitesse limite est établie à 30 km/h.
Dans de nombreuses villes suisses, on a également aménagé des rues commerçantes où l’automobile occupe moins de place. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, on affirme, témoignages de gens d’affaires à l’appui, que l’impact sur les chiffres de vente a été positif.
Enfin, M. Rouiller nous a présenté une courte vidéo d’une rue séparée par un terre-plein où les piétons ont priorité et traversent n’importe où, devant des voitures qui s’arrêtent pour les laisser passer, une situation invraisemblable pour nous qui vivons dans un pays où les automobilistes ne sont pas enclins à partager la route avec les cyclistes ou les piétons.
La seconde conférencière, urbaniste de formation, travaille au sein de Projects for Public Spaces (PPS), un organisme installé à New York qui œuvre depuis plus de 35 ans dans la planification, le design et la gestion d’espaces publics en adoptant une approche axée sur le lieu et la communauté. Sa présentation portait sur le processus et la méthodologie de cette discipline connue sous le nom de « placemaking » (littéralement : création de lieu) et était illustrée par de nombreux exemples et contre-exemples de grands projets et mettait en lumière les raisons de leur réussite ou de leur échec, selon le cas. J’ai été particulièrement interpellé par son postulat selon lequel le processus doit être défini par la communauté et le lieu.
L’expérience de PPS a montré qu’en demandant à la population d’exprimer ses besoins et ses désirs et en élaborant une vision commune de l’espace à créer, on attire davantage de participants et de financement. PPS propose ainsi des ateliers de « création de lieu » avec le public, des groupes de discussion et des entretiens avec les divers intervenants, des discussions publiques sur les solutions proposées, autant d’étapes qui visent à dégager un consensus. Bref, un processus transparent et inspirant qui prend appui sur l’idée que c’est la communauté qui doit créer le lieu et qu’on ne peut connaître à l’avance le résultat final. Selon la conférencière, c’est là la clé du succès pour réussir à créer des destinations extraordinaires. Madame Madison nous a aussi entretenus du concept de la « puissance 10 », en vertu duquel chaque ville doit posséder au moins 10 lieux extraordinaires et chaque lieu doit offrir 10 choses à faire. En outre, il faudrait aussi trianguler ou superposer les activités et le mobilier urbain et s’assurer de relier les lieux entre eux pour en tirer le plus grand profit possible.
Photos à l’appui, la conférencière a comparé deux bibliothèques, l’une à San Antonio, au Texas, l’autre dans une petite ville de la Californie. La première a reçu un prestigieux prix d’architecture, mais demeure néanmoins mal intégrée à son environnement. L’arrêt d’autobus le plus près se situe à plusieurs dizaines de mètres de l’entrée principale, adossé à un immense mur de brique qui fait écran et ne contribue en rien à améliorer la vie du quartier. La seconde, moins design, est ceinturée d’un parc rempli d’arbres matures et propose un parvis très simple qui sert à certains spectacles en plein air de l’orchestre municipal. Bref, il s’agit d’un lieu vivant bordé de commerces de proximité qui contribue au mieux-être de la communauté.
Son intervention à Québec, livrée dans un français impeccable, a suscité un tel intérêt que la Fondation Rues principales parle de l’inviter à donner un cours dans le cadre de la formation continue offerte par la Fondation en partenariat avec la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels de l’Université Laval. J’ai eu quelques échanges courriel avec Elena Madison et il se pourrait que nous l’invitions à donner une conférence à Gatineau.
Atelier
Par la suite, j’ai pris part à l’atelier 1, intitulé « Comment rendre davantage accessible le centre de nos municipalités ? », qui présentait comment certaines municipalités ou régions avaient réfléchi à des moyens concrets pour rendre leur centre-ville accessible tant au niveau des déplacements qu’au niveau des aménagements et des possibilités de développement. Nous avons eu droit à trois exposés. Le premier, donné par Deborah Bélanger, mairesse de Rivière-Rouge, traitait de la revitalisation de la rue Principale de cette petite municipalité des Hautes-Laurentides, dont la population double, voire triple, lors de la saison estivale. Si cela est en soi une bonne nouvelle pour l’économie locale, la situation devenait problématique, car elle créait un engorgement sur la rue Principale, qui était en fait le prolongement de la route provinciale. En construisant une voie de contournement pour les automobilistes en transit qui n’avaient pas de raison de passer par son cœur et en investissant pour refaire et réaménager la rue Principale, la municipalité a réussi son pari de revitaliser son centre-ville.
La deuxième présentation, donnée par l’architecte et urbaniste italienne Elena Franco, portait sur la façon dont Turin et d’autres villes de la même région arrivent à composer avec une circulation automobile dense. La principale problématique provenant du fait que ces villes ont été construites à une époque où l’automobile n’existait pas. Madame Franco nous a entretenus de la méthodologie que son organisme, le Town Center Management, utilise pour rendre les centres-villes plus conviviaux : analyse de la problématique, instruments de planification, plans de mobilité, réglementation, transversalité, mise en place du projet, accompagnement dans les changements du mix commercial, communication, etc.
Enfin, Lyne Lebrasseur, directrice générale de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de la Baie-des-Chaleurs, nous a présenté un outil interactif mis au point dans son coin de la province pour permettre des visites guidées par l’entremise d’un GPS.
Visites culturelles
J’ai aussi profité de mon séjour dans la vieille capitale pour visiter le Centre de production artistique et culturelle Alyne-Lebel. Nous avons eu droit à une visite guidée et nous avons pu nous entretenir avec le gestionnaire du Centre, Réjean Carbonneau, qui nous a expliqué en long et en large le mode de fonctionnement unique de ce lieu. En bref, sept organismes fondateurs, dont le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, ont créé un OSBL qui a fait l’acquisition de cette ancienne École technique et qui gère les lieux avec pour mission de maintenir au prix le plus bas les coûts de location au mètre carré pour ses membres.
Après cette visite éclairante, je me suis rendu à Charlesbourg pour y visiter la bibliothèque municipale, qui s’est refait une beauté en 2006, à l’occasion de ses vingt-cinq ans, et qui en a profité pour tripler sa superficie. Cet édifice signature, résolument moderne, se greffe à un bâtiment historique qui sert aujourd’hui de galerie d’art. Munie d’un toit végétal en pente et utilisant la géothermie pour son chauffage et sa climatisation, la nouvelle bibliothèque intègre des caractéristiques LEED sans toutefois avoir eu à débourser pour en obtenir la certification. Son intérieur, qui atteint les 4 000 mètres carrés avec des espaces en mezzanine et de larges passages entre les rayons fait belle figure avec son coin des tout-petits où l’on retrouve des rayonnages à hauteur d’enfant, une petite salle de spectacle, un salon d’allaitement à l’abri des regards avec table à langer, fauteuil et micro-ondes. Sans oublier un auditorium tout équipé pour recevoir des conférences, des lectures ou des spectacles.
Le matin de notre départ de Québec, nous avons emprunté le traversier pour Lévis, où nous avons visité la bibliothèque Pierre-Georges-Roy, en compagnie de la bibliothécaire en chef, Suzanne Rochefort. Installé dans l’ancienne chapelle du Collège de Lévis (qui a été désacralisée), nous avons pu constater comment le service des bibliothèques de la Ville de Lévis a su investir les lieux pour tirer le meilleur parti de cet espace unique qui suscite naturellement le silence et le respect des usagers, même chez les plus jeunes qui ne fréquentent pas les lieux de culte. J’ai particulièrement apprécié l’espace aménagé pour les jeunes dans le chœur et le comptoir de prêt et de service qui occupe ce qui était autrefois la croisée du transept. En me promenant dans l’ancienne chapelle convertie, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la reconstruction de l’église St-Paul d’Aylmer et au projet de complexe culturel sur les planches à dessin.
Nous avons par la suite pris la route vers Sherbrooke, où nous avions rendez-vous au Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB), qui regroupent sept compagnies résidentes (théâtre, danse, musique). Le lieu, construit par la Ville de Sherbrooke, abrite gratuitement les organismes artistiques en leur offrant des espaces de bureaux, de l’entreposage, des salles de répétition et de production et un atelier. Il n’y manque à proprement parler qu’une salle de diffusion, un projet sur lequel planchent les gens que nous avons rencontrés : Rolland Forest, coordonnateur du CASJB, Liliane St-Arnaud, de la Compagnie de danse AXILE et Ann-Janick Lépine, agente du service de la culture de la Ville de Sherbrooke.
Au cours de notre visite guidée, nous avons pu discuter avec divers représentants de compagnies résidentes qui nous ont tous vanté l’impact positif qu’avait eu la création du lieu sur leur fonctionnement. De quoi stimuler notre réflexion sur les regroupements artistiques de chez nous.
En conclusion, je suis rentré de ma participation au colloque de la Fondation Rues principales et des visites culturelles que j’ai pu effectuer à Québec, Lévis et Sherbrooke des idées plein la tête, tant à titre de conseiller du district d’Aylmer que de président de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine. Je compte suivre de près les activités de la Fondation et poursuivre mes échanges avec la représentante de Projects for Public Spaces.
Dates et durée du séjour
Départ de Gatineau le mardi 28 septembre sur l’heure du midi.
Colloque et visites du Centre de production artistique et culturel Alyne-Lebel et de la bibliothèque de Charlesbourg le mercredi 29.
Visites de la bibliothèque de Lévis et du Centre des arts de la scène Jean-Besré le jeudi 30 septembre.
Retour à Gatineau le jeudi 30 en soirée.
Dépenses
Frais d’inscription au colloque : 250 $
Hébergement : 216,24 $ (deux nuitées à l’Hôtel Clarendon)
Repas : 125,36 $ (six repas)
Déplacement : Covoiturage avec un membre de la délégation de Gatineau (dépenses assumées par un fonctionnaire du Service des Arts)
Le 27 octobre 2009
Communiqué
« Il faut un conseil fort »
Gatineau, le mardi 27 octobre 2009 – Le groupe des cinq a fait son bilan de campagne aujourd’hui. Il est formé de Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc, de Stefan Psenak, candidat dans le district d’Aylmer, de Pierre Ducasse, candidat dans Hull–Val-Tétreau, de Nycole Turmel, candidate dans le Plateau-Manoir des Trembles et de Maxime Pedneaud-Jobin, candidat à Buckingham.
Les cinq candidats sont heureux de la contribution importante qu’ils ont fait durant la campagne électorale. « Nous sommes fiers de notre campagne. Notre présence a incité beaucoup de candidats locaux à inclure dans leur programme des enjeux qui dépassent leur quartier. Les médias ont fait beaucoup de place à nos messages. Nous faisons partie des candidats locaux qui ont été entendus à l’intérieur et à l’extérieur de leur quartier, c’est certainement grâce à l’importance des messages que nous véhiculons », a déclaré Nycole Turmel, candidate dans le Plateau-Manoir des Trembles.
« Je suis particulièrement fier de l’appui officiel que le Conseil régional de la culture nous a donné. C’est extrêmement rare que des organismes comme celui-là endossent des candidats. C’est un signe que notre campagne a contribué à relever le niveau de débat et qu’elle a généré de l’enthousiasme chez bien des gens. Nous avons littéralement mis la culture à l’ordre du jour de la campagne », a affirmé Stefan Psenak, candidat dans le district d’Aylmer. Selon Maxime Pedneaud-Jobin, candidat dans Buckingham, la présence même d’un regroupement comme le groupe des cinq est une bonne nouvelle pour Gatineau : « Notre démarche elle-même est un signe de changement. On ne le répètera jamais assez, si les conseillers continuent de tirer la couverture de son côté sans tenir compte des intérêts de la grande ville, nous n’aurons que les désavantages de la fusion, sans en avoir les avantages ».
Leadership
« Dans cette campagne, nous avons beaucoup entendu parler du leadership nécessaire à la mairie. Je crois qu’il faut envisager un leadership partagé, les conseillers peuvent eux aussi être des leaders. Notre groupe, par sa seule existence, a exercé cette forme de leadership. C’est une évolution intéressante pour notre vie municipale », a déclaré Pierre Ducasse, candidat dans Hull–Val-Tétreau.
Appel au vote Les candidats se désolent des scandales qui touchent le monde municipal, en particulier à Montréal et ils s’inquiètent de leur effet sur la participation. « La démocratie municipale traverse une période très difficile; ce qui se passe actuellement devrait inciter les citoyens à se mobiliser pour se donner un conseil municipal fort et intègre. Il nous faut donc une participation importante à l’élection de dimanche », a lancé Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc.
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Le 13 octobre 2009
Communiqué
Appel aux candidats à la mairie :
« augmenter les taxes foncières n’est pas la seule solution ! »
Gatineau, le mardi 12 octobre 2009 - Cinq candidats de différents quartiers de Gatineau ont lancé un appel aux candidats à la mairie, à la veille du premier débat de la présente campagne électorale. Il s’agit de Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc, de Stefan Psenak, candidat dans le district d’Aylmer, de Pierre Ducasse, candidat dans Hull–Val-Tétreau, de Nycole Turmel, candidate dans le Plateau-Manoir des Trembles et de Maxime Pedneaud-Jobin, candidat à Buckingham.
« S’il y a un seul sujet sur lequel la Ville de Gatineau doit faire preuve de leadership à la grandeur du Québec et du Canada, c’est celui du financement des municipalités. Les villes étouffent, il faut les aider, et le maire de Gatineau peut jouer un rôle important. Il y a des limites aux augmentations de taxes foncières que les gens peuvent absorber et, au même moment, il y a des dépenses importantes et prioritaires à faire. Il est urgent de diversifier les revenus des villes», a déclaré Maxime Pedneaud-Jobin, candidat dans Buckingham.
La position des cinq
Pour les cinq candidats, s’il faut gérer rigoureusement les dépenses de la ville, le problème le plus urgent se situe au niveau des revenus. « Augmenter les taxes foncières ne règle pas le problème à la source, c’est de la gestion de courte durée, sans vision. C’est tout le système de financement des villes que l’on doit revoir si on veut régler une fois pour toutes le problème de sous-financement au niveau municipal. », a déclaré Nycole Turmel, candidate dans le Plateau-Manoir des Trembles. «
Couper dans les services ou donner plus de sous-contrats au privé n’est pas la solution. Nos routes sont en mauvais état, nos égouts doivent être refaits, nous manquons d’installations culturelles et sportives. Nous avons un déficit d’infrastructure immense et ce n’est pas vrai que nous serons en mesure de le payer uniquement avec la taxe foncière », a ajouté Pierre Ducasse, candidat dans Hull–Val-Tétreau. La Fédération canadienne des municipalités évalue le déficit des infrastructures pour toutes les villes canadiennes à 123 milliards. La Ville de Gatineau est en train d’évaluer sa part de déficit, le montant exact en sera connu dans la prochaine année.
« Le surplus de la Ville est encore plus théorique quand on sait que Gatineau n’a pas réglé les conventions collectives avec ses employés depuis maintenant trois ans et que le règlement, quand il surviendra, sera certainement rétroactif », a ajouté Stefan Psenak candidat dans le district d’Aylmer.
De plus, les cinq candidats déplorent que la dépendance des villes envers l’impôt foncier encourage l’étalement urbain. « C’est exactement ce qui se produit chez nous, à court terme, le développement domiciliaire incontrôlé rapporte des taxes foncières, mais à long terme, c’est une catastrophe pour les contribuables parce que la ville n’a pas la densité qui lui permet d’offrir des services de base de façon économique », a affirmé Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc.
Les actions qu’ils proposent :
1- Que Gatineau lance une coalition régionale sur la fiscalité municipale pour faire des représentations auprès des différents ordres de gouvernement.
2- Gatineau doit proposer aux associations de municipalités l’organisation d’un sommet québécois sur la fiscalité municipale qui servirait à mettre en lumière les difficultés des villes.
3- Gatineau doit proposer au gouvernement du Québec la signature d’un « contrat de ville » où la Ville accepterait de s’engager dans divers projets importants pour elle comme pour la province, moyennant l’aide du gouvernement québécois. Ce modèle a été employé par plusieurs grandes villes du Québec. Cette façon de faire permettrait de mettre à contribution nos cinq députés provinciaux.
Le groupe des cinq candidates et candidats demande aux candidats qui se présentent à la mairie de se prononcer sur ce plan d’actions.
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Tous disponibles pour des entrevues :
Christiane Théberge, pour Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc : 613.863.6273
Pierre Ducasse, candidat dans Hull–Val-Tétreau
Simon La Terreur, pour Maxime Pedneaud-Jobin, candidat à Buckingham : 819.923.2749
Stefan Psenak, candidat dans le district d’Aylmer : 819.328.5789
Nycole Turmel, candidate dans le Plateau-Manoir des Trembles : 613.292.2310
Le 2 octobre 2009
Communiqué
« Le Conseil régional de la culture de l’Outaouais fier d’appuyer le surnommé groupe des 5 »
Gatineau, le 2 octobre 2009 – Le Conseil régional de la culture de l'Outaouais (CRCO) est fier d'appuyer publiquement les candidatures de Stefan Psenak, dans le district d'Aylmer, de Maxime Pedeneaud-Jobin, candidat dans Buckingham, de Mireille Apollon, dans l'Orée-du-Parc, de Pierre Ducasse, dans Hull-Val-Tétreault et de Nycole Turmel, dans Plateau-Manoir des Trembles, aux élections municipales de 2009.
En effet, Stefan Psenak, avec l'appui des candidats et candidates ci-haut mentionnés, a déclaré adhérer aux positions de principes et aux propositions énoncées par le CRCO contenues dans le Cahier platine de la culturel. Il s'est par ailleurs engagé à ce que la culture soit une question permanente à l'ordre du jour du prochain conseil. « Pour nous, l'amélioration de la qualité de vie et les retombées économiques liées à cette industrie sont réelles et leur potentiel, immense », a-t-il confirmé.
Le CRCO remercie sincèrement M. Psenak et ses collègues de leur engagement à mettre la culture au coeur des priorités de Gatineau et leur souhaite une campagne électorale couronnée de succès.
Cet automne, la culture comme vous ne l'avez jamais vue!
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Source : Jasmine Ouellette, coordonnatrice aux communications, aux affaires corporatives et au marketing
Téléphone : 819-595-2601, poste 223
Courriel : communications@crco.org
Le 1er octobre 2009
Communiqué
« La culture rapporte : investissons dans notre avenir! »
Gatineau, le 1 er octobre 2009 – Stefan Psenak, candidat dans le district d’Aylmer, a réagi aujourd’hui au contenu du Cahier platine de la culture lancé par le Conseil régional de la culture de l’Outaouais (CRCO) le 29 septembre. Il a l’appui des candidats et candidates Mireille Apollon, Pierre Ducasse, Maxime Pedneaud-Jobin et Nycole Turmel.
« Nous adhérons aux positions de principes et aux propositions énoncées par le CRCO. Nous nous engageons à ce que la culture soit une question permanente à l’ordre du jour du prochain conseil. Je viens du monde des lettres et de l’édition où j’ai livré de longs et difficiles combats pour obtenir une reconnaissance et un financement adéquat pour de nombreux organismes et pour les artistes de diverses disciplines. Pour nous, l’amélioration de la qualité de vie et les retombées économiques liées à cette industrie sont réelles et leur potentiel, immense », a déclaré Stefan Psenak.
Les candidats ont rappelé qu’en 2008, le Conference Board du Canada a estimé l’empreinte économique du secteur culturel à environ 84,6 milliards de dollars pour la seule année 2007, soit 7,4 % du PIB réel total du Canada. 1,1 million d’emplois étaient ainsi attribuables à l’activité de ce secteur. « On parle d’un véritable moteur de développement économique. La question n’est pas de savoir combien ça va coûter, mais combien ça va rapporter. Mais pour y parvenir, il faut investir davantage qu’un timide 1 % du budget de la Ville », a poursuivi Psenak.
Les cinq candidats s’entendent pour dire qu’il est temps de mettre la culture au cœur des priorités de Gatineau et sont convaincus que la ville peut aller chercher d’importantes sommes auprès des autres ordres de gouvernement pour donner corps aux grands projets comme l’Espace Dallaire et la bibliothèque centrale.
Les grands projets d’infrastructures culturelles et une politique culturelle musclée et adéquatement financée sont intimement liés aux autres éléments de vision que partagent les cinq candidats. « Le développement d’un véritable centre-ville, dont nous parlons depuis longtemps, passe la création de l’Espace Dallaire, de la Grande bibliothèque et d’un véritable quartier culturel le long du ruisseau de la Brasserie qui rejoindrait l’actuel Théâtre de l’Île. C’est une occasion unique de mettre Gatineau sur la carte », a déclaré Pierre Ducasse, candidat dans Hull-Val-Tétreault.
« Imaginer Gatineau comme un pôle culturel de premier ordre, c’est aussi imaginer une ville du savoir. L’UQO, nos cégeps et les autres établissements d’enseignement pourront contribuer à cette nouvelle richesse par l’entremise de leurs programmes existants et en en créant de nouveaux. Il est indéniable que la culture conjuguée au savoir constitue un extraordinaire levier de développement durable », a poursuivi Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc.
« Si la Ville de Gatineau ne s’occupe pas de développement économique ou social, notre développement économique et notre développement social seront handicapés. C’est la même chose pour la culture, mais en pire. Parce qu’investir dans la culture c’est investir dans ce que nous sommes, dans ce qui nous démarque des autres, dans ce qui fait notre fierté », a enchaîné Maxime Pedneaud-Jobin, candidat dans Buckingham.
« Le prochain conseil municipal devra prendre l’engagement clair et non équivoque de mettre en œuvre le plus grand chantier culturel de l’histoire de notre région. Gatineau ne peut aspirer à être une grande ville parmi les grandes villes que si elle se donne les moyens de le faire. Il suffit d’imaginer les retombées récréotouristiques qui en découleront pour s’en convaincre », a conclu Nycole Turmel, candidate dans Plateau– Manoir des Trembles.
Pour entrevue : Stefan Psenak, 819.328.5789 / info@stefanpsenak.ca
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Le 8 septembre 2009
Communiqué
« Notre culture politique doit changer »
Gatineau, le 8 septembre 2009 – Cinq candidats de différents quartiers de Gatineau se sont présentés en conférence de presse pour défendre un point de vue commun sur certains enjeux gatinois d’importance. Il s’agit de Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc, de Stefan Psenak, candidat dans le district d’Aylmer, de Pierre Ducasse, candidat dans Hull–Val-Tétreau, de Nycole Turmel, candidate dans le Plateau-Manoir des Trembles et de Maxime Pedneaud-Jobin, candidat à Buckingham.
« C’est la première fois qu’un geste comme le nôtre est fait dans le nouveau Gatineau. Nous voyons ça comme un signe que des gens commencent à penser en fonction de l’ensemble de la ville, et non plus uniquement en fonction d’enjeux locaux propres à leur quartier », a déclaré Maxime Pedneaud-Jobin, candidat à Buckingham. Selon les candidats, pour que chaque quartier et chaque citoyen bénéficient des avantages de faire partie d’une grande ville, les conseillers qui seront élus le 1er novembre doivent partager une certaine vision de l’avenir de leur ville. « C’est beaucoup plus simple de faire campagne dans un quartier sans s’occuper de l’ensemble de Gatineau, mais notre ville mérite une nouvelle approche. Chaque candidat local devrait faire connaître sa position sur les principaux enjeux qui concernent l’ensemble de Gatineau. », a affirmé Pierre Ducasse, candidat dans Hull–Val-Tétreau.
Le rôle des conseillers : 18 conseillers, mais un seul conseil
Bien que le travail d’un conseiller soit avant tout de défendre les intérêts des gens de son quartier, dans les faits, quand les conseillers se prononcent au conseil, ils se prononcent rarement sur des dossiers qui ne concernent que leur district. La responsabilité de la gouvernance de la ville appartient au conseil dans son ensemble. « Le plan d’urbanisme, le schéma d’aménagement ou encore le budget sont des enjeux gatinois et pour qu’ils jouent pleinement leur rôle, les conseillers doivent être en mesure de voir plus loin que leur district », a affirmé Stefan Psenak, candidat dans le district d’Aylmer.
Le rôle d’une ville
Pour les cinq candidats, le rôle traditionnel des villes a changé. Ils affirment qu’en plus de s’occuper des services de base, les villes doivent maintenant faire du développement économique, du développement social et protéger l’environnement non pas uniquement en ayant des pratiques saines, mais en se développant intelligemment. « Les villes sont aujourd’hui des acteurs incontournables des grands projets d’infrastructures (TGV, quartier des artistes – projet Dallaire), des partenaires essentiels des institutions du savoir (UQO, Cegep) et elles sont de grands diffuseurs de culture. Gatineau, joue déjà timidement ce rôle, mais elle doit le faire encore plus », selon Nycole Turmel, candidate dans le Plateau-Manoir des Trembles.
La participation citoyenne
La participation des citoyens est à la base de notre démocratie. Il est grave et nuisible pour Gatineau que le taux de participation aux élections municipales et aux consultations publiques soit si faible, affirment les candidats. « Les conseillers ont un rôle important à jouer dans le renforcement de notre vie démocratique. Il est urgent de revoir nos pratiques de consultation et d’information dans le but de valoriser et de faciliter la participation des Gatinois aux décisions qui nous concernent tous», a déclaré Mireille Apollon, candidate dans l’Orée-du-Parc.
Invitation
Les cinq candidats seront présents à l’assemblée du groupe Projet Gatineau le samedi 19 septembre prochain à compter de 9 h 30 au Pavillon Lucien-Brault de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), A0200. L’assemblée veut déterminer les grands chantiers auxquels la Ville de Gatineau devra s’attaquer et en discuter sur la place publique dans le cadre de la prochaine campagne électorale municipale.
